| Dans notre monde de
technologie galopante, le désir m' a pris de faire
un retour vers le passé à la recherche d'anciens
procédés d'impression plein de charme et
de poésie.
En apparence souvent plus proches de l'alchimie
que de la chimie, ces procédés simples dans
leurs principes mais complexes dans leurs mises en oeuvre
ajoutent un plus à l'image et procurent une émotion
indicible.
En plus d'une qualité d'image assez
troublante ces procédés d'impression offrent
un mode de conservation infiniment supérieur aux
procédés actuels.
Cela peut paraître absurde à
l'époque du tout digital et du mégapixel
d'investir autant de temps et d'énergie dans ces
techniques.
Après avoir essayé différents
procédés anciens tels que la cyanotypie,
le tirage à la gomme arabique, le papier salé
je me suis concentré sur le
tirage au charbon qui est devenu
une véritable passion.
Pourquoi ?
A cause de la richesse exceptionnelle de tons que rend
le tirage au charbon. Et aussi parce que ce procédé
à l'inverse de la cyanotypie ou de la gomme est
neutre (non marqué artistiquement).
La gomme arabique ne permet que de faire des photos dans
le style du pictorialisme.
J'ai aussi renoncé rapidement à
utiliser une technique que je qualifie d'hybride.
Prise de vue argentique - scanning et flashage de film
avec le recours à photoshop pour caler les caractéristiques
du film aux caractéristiques de l'émulsion...
(par purisme)
J' utilise désormais une caméra 20/25 et
je fais mes tirages par contact.
Pour information, le tirage à la
gomme arabique a été découvert par
Mongo-Ponton 1832 et perfectionné par A.Poitevin
en 1855.
En France, ce procédé connut ses heures
de gloire au travers des oeuvres d'artistes comme PUYO
et de DEMACHY.
La gomme arabique ou gomme du Sénégal
est de la sève d'un arbre: l'acacia du Sénégal.
Un peu de sève, un peu d'eau, du colorant et un
peu de bichromate de potassium et vous obtenez un colloïde
sensible à la lumière. Cela fonctionne aussi
avec du blanc d'oeuf, de la colle de peau de poisson,
de la gélatine etc..
Le principe est simple. Les parties de l'image insolée
deviennent insolubles dans l'eau dans le cas du tirage
à la gomme arabique.
Et pour le tirage au charbon on joue sur une température
de fusion de la gélatine qui est différente
suivant que les zones de l'image ont été
insolées ou non.
Je sais, c'est pas très clair tout ça...
Site à voir pour en savoir plus sur
les procédés alternatifs :
http://www.photo-helios.org
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