1)
Ce livre pèse environ 350 g , fait 250 pages ? pour
environ 12 euros : un bon rapport qualité-prix ?
ça nourrit son homme d’écrire ?
Mais vous n’avez rien dit sur la
qualité du papier et sur la belle couverture, c’est
étonnant……… Moi je nourris l’écriture,
c’est pas l’écriture qui me nourrit.
2) Vous avez choisi de lire le début
du roman. Dans cet extrait et ce n’est pas le seul,
vous développez toute une symbolique du parapluie,
thème récurrent dans votre oeuvre. Mais Moinous
, votre héros, lui, se dit qu’on peut vivre
sans parapluie, que c’est presque snob d’avoir
un parapluie et le seul qu’il ait , il le perd négligemment
dans un cinéma . Vous rendez vous compte qu’avec
des propos pareils, vous risquez de mettre l’industrie
du pépin en péril ?
Non seulement l'industrie des pépins
fait banqueroute mais aussi toute l'industrie psychiatrique
……..ce texte est donc largement politique et
engagé, isn’t ?
3) Moinous, Sucette : je n’emploie plus
les guillemets sur la demande de Mr.Federman car il dit
que ça fait trop cacadémique : des prénoms
un peu ridicu les , non ?
Oui un peu ridicules -- mais dans ridicules
vous avez ass - rire et cul -- et c'est justement ce que
ces deux noms devraient faire penser au lecteur - histoire
de cul drôle
4) Et des prénoms franchement connotés
! Moinous , en France, on entend Moineau qui devient pote
avec un pigeon unijambiste : c’est gros comme ficelle
et Sucette……….sans commentaire sinon mes
propos seraient déplacés !
Non allez-y dites le carrément
ce que Sucette suggère –
Marie : pffffffffffffffff (elle boude)
5) Bon au fond, ce roman ! rien de bien neuf
sous le soleil ! une histoire d’amour qui finit mal
? une de plus ?
Là ma chère vous vous trompez
- elle ne finit pas mal puisqu’elle n'a jamais commencé
–
A ce moment là, dans l’assistance
attentive Madou se lève et s’écrie :
Mon didou, Moinou et Sucette , moi j'avais
cru qu'ils s'étaient quand même aimés
...parce qu'ils ont échangé un sourire et
juste dans ce sourire là, ils se sont aimés...alors
je me suis dit: là, ils se sont aimés. NON?
Tu sais Madou c'est pour ça que je
t'adore -- toi t'as vu dans ce sourire ce qu'aucun de mes
lecteurs [si j'en ai] ont vu - mais oui bien sûr que
c'est à ce moment-là qu'ils sont tombés
amoureux l'un de l'autre dans un sous-rire --
Le reste on avait même pas besoin de
le dire -- c'était en fait le coup de foudre - en
tout cas pour Moinous - pour Sucette on sait vraiment pas
- c'est peut-être pour ça que finalement il
fallait dire le reste de l'histoire pour voir si à
la fin elle dirait à Moinous jtm -- au lieu de ça
elle se tire avec ce snob de richard et laisse tomber le
pauvre Moinous qui retombe dans son trou de boue -- et tu
sais Madou chérie -- en voyant ce que tu as vu dans
ce sourire -- tu m'as complètement expliqué
ce livre -- et ce pauvre petit con de Moinous et son pigeon
unijambiste ils n'ont rien compris -- et tu sais pourquoi
- -parce qu'ils ne savaient pas encore lire les yeux d'une
femme ou d'une pigeonne - et c'est pourquoi ils sont tous
les deux boiteux -- pigeon sautille sur une patte -- et
moinous sait pas sur quelle patte sautiller –
t'es formidable Madou -- regarde le plaisir
que tu me donnes en me faisant comprendre tout cela –
l'amour c'est se sourire –
Il lui dit : ze te bizoute en douce zecrement
Elle répond : ze te en douce tendrement
bizoute
Marie, indignée, claque la porte……
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