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Photographie  Dominique Houyet

 

< Home > < Rencontres entretiens d'érivains par M. Delvigne : Entretien avec Raymond Ferderman >

Entretien moche et con par Marie à propos de Moinous et Sucette de Federman

1) Ce livre pèse environ 350 g , fait 250 pages ? pour environ 12 euros : un bon rapport qualité-prix ? ça nourrit son homme d’écrire ?

Mais vous n’avez rien dit sur la qualité du papier et sur la belle couverture, c’est étonnant……… Moi je nourris l’écriture, c’est pas l’écriture qui me nourrit.

2) Vous avez choisi de lire le début du roman. Dans cet extrait et ce n’est pas le seul, vous développez toute une symbolique du parapluie, thème récurrent dans votre oeuvre. Mais Moinous , votre héros, lui, se dit qu’on peut vivre sans parapluie, que c’est presque snob d’avoir un parapluie et le seul qu’il ait , il le perd négligemment dans un cinéma . Vous rendez vous compte qu’avec des propos pareils, vous risquez de mettre l’industrie du pépin en péril ?

Non seulement l'industrie des pépins fait banqueroute mais aussi toute l'industrie psychiatrique ……..ce texte est donc largement politique et engagé, isn’t ?

3) Moinous, Sucette : je n’emploie plus les guillemets sur la demande de Mr.Federman car il dit que ça fait trop cacadémique : des prénoms un peu ridicu les , non ?

Oui un peu ridicules -- mais dans ridicules vous avez ass - rire et cul -- et c'est justement ce que ces deux noms devraient faire penser au lecteur - histoire de cul drôle

4) Et des prénoms franchement connotés ! Moinous , en France, on entend Moineau qui devient pote avec un pigeon unijambiste : c’est gros comme ficelle et Sucette……….sans commentaire sinon mes propos seraient déplacés !

Non allez-y dites le carrément ce que Sucette suggère –

Marie : pffffffffffffffff (elle boude)

5) Bon au fond, ce roman ! rien de bien neuf sous le soleil ! une histoire d’amour qui finit mal ? une de plus ?

Là ma chère vous vous trompez - elle ne finit pas mal puisqu’elle n'a jamais commencé –

A ce moment là, dans l’assistance attentive Madou se lève et s’écrie :

Mon didou, Moinou et Sucette , moi j'avais cru qu'ils s'étaient quand même aimés ...parce qu'ils ont échangé un sourire et juste dans ce sourire là, ils se sont aimés...alors je me suis dit: là, ils se sont aimés. NON?

Tu sais Madou c'est pour ça que je t'adore -- toi t'as vu dans ce sourire ce qu'aucun de mes lecteurs [si j'en ai] ont vu - mais oui bien sûr que c'est à ce moment-là qu'ils sont tombés amoureux l'un de l'autre dans un sous-rire --

Le reste on avait même pas besoin de le dire -- c'était en fait le coup de foudre - en tout cas pour Moinous - pour Sucette on sait vraiment pas - c'est peut-être pour ça que finalement il fallait dire le reste de l'histoire pour voir si à la fin elle dirait à Moinous jtm -- au lieu de ça elle se tire avec ce snob de richard et laisse tomber le pauvre Moinous qui retombe dans son trou de boue -- et tu sais Madou chérie -- en voyant ce que tu as vu dans ce sourire -- tu m'as complètement expliqué ce livre -- et ce pauvre petit con de Moinous et son pigeon unijambiste ils n'ont rien compris -- et tu sais pourquoi - -parce qu'ils ne savaient pas encore lire les yeux d'une femme ou d'une pigeonne - et c'est pourquoi ils sont tous les deux boiteux -- pigeon sautille sur une patte -- et moinous sait pas sur quelle patte sautiller –

t'es formidable Madou -- regarde le plaisir que tu me donnes en me faisant comprendre tout cela –

l'amour c'est se sourire –

Il lui dit : ze te bizoute en douce zecrement

Elle répond : ze te en douce tendrement bizoute

Marie, indignée, claque la porte……

 



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